SAQQARA


 

Le Sérapéum de Saqqarah est une nécropole antique consacrée au taureau sacré Apis, située au Nord du complexe funéraire de Djéser en Basse-Égypte. Le taureau, vénéré comme un Dieu, était momifié et enseveli à l'issue d'une vie toute consacrée à des cérémonies et des offrandes dans son temple de Memphis.


L'origine de cette nécropole remonte à la XVIII° dynastie. Sa fondation serait l'œuvre d'Amenhotep III  (vers 1380 avant J.-C.) et sa première extension magistrale au règne de Ramsès II. Il ne cessera alors d'être agrandi sous les règnes suivants et jusqu'à la fin de l'époque pharaonique, à l'aube de l'époque chrétienne.

 



Saqqara : Plan du Serapeum d'après l'original dessiné par Auguste Mariette
Saqqara : Plan du Serapeum d'après l'original dessiné par Auguste Mariette

Le Sérapéum de Saqqara fut découvert par Auguste Mariette le 1er novembre 1851. Le jeune chercheur guidé et inspiré par le témoignage de l'auteur antique et géographe Strabon dégagea dans un premier temps le dromos et poursuivant cette allée bordée de sphinx, il découvre alors l'entrée des catacombes destinées à abriter les corps momifiés des taureaux sacrés Apis.

Deux pharaons célèbres du Nouvel Empire sont à l'origine de cette nécropole. Tous deux confièrent à l'un de leurs fils, prince héritier et grand prêtre de Ptah, la charge d'organiser le culte et de veiller à l'édification des édifices sacrés et au creusement des sépultures qui devaient abriter les dépouilles mortelles du dieu vénéré à Memphis sous la forme du taureau sacré.

C'est Thoutmôsis qui inaugure les lieux pour le compte du règne de son père, Amenhotep III. Puis, près d'un siècle plus tard, Khâemouaset sur les traces de son prédécesseur, développe pour le compte de son père Ramsès II le culte funéraire du dieu et supervise un immense chantier consacré au creusement de la sépulture divine : les premières catacombes.


Avant cette date, les taureaux Apis étaient inhumés dans des tombes individuelles surmontées d'une chapelle destinée à leur culte funéraire en tant qu'Osiris-Apis. Khâemouaset fait donc creuser la première tombe collective spécialement aménagée pour les dépouilles des taureaux sacrés.

Ces catacombes seront agrandies, puis doublées par une nouvelle grande galerie qui restera en service jusqu'à la fin de l'Antiquité et la disparition du culte des animaux sacrés lorsque l'Empire romain embrassera le christianisme comme seule religion d'État.


Le Sérapéum est un réseau complexe de galeries souterraines littéralement constellées de sarcophages, dont les vingt-quatre énormes (chacun mesurant 4 mètres de long, sur 2,30 mètres de large, 3,30 mètres de haut et pesant plus de 80 tonnes), en granit, vides. Ces vingt-quatre sarcophages posent beaucoup de questions tant leur existence souligne un exploit technologique encore inexplicable de nos jours. En dehors de leurs taille exceptionnelle ce sont des boîtes dont le couvercle seul pèse 27 tonnes et s'emboîte parfaitement.



Le culte du taureau sacré remonte bien avant l’époque Pharaonique, puisqu’on en trouve trace dans les cavernes préhistoriques comme à Qurta près de Kom Ombo spécifiquement à Assouan en Haute Egypte.

On le vénérait déjà à l’époque de Narmer, l’unificateur des deux Egypte vers 3200 ans avant notre ère. Pendant une bonne partie de l’Egypte antique, Apis est considéré comme la manifestation vivante du Dieu Ptah, le démiurge, le créateur.


Le jeune taureau n’était pas choisi au hasard, les critères de choix étaient très précis, le taureau Apis était noir et n’avait de blanc qu’une tache en forme de triangle sur le front, une tache blanche en forme de vautour sur le dos et les poils de la queue doublés. A sa mort, son esprit se réincarnait en un autre jeune taureau que les grands prêtres partait rechercher dans tout le pays.


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Sources

Textes :

Les secrets du Sérapéum - Partie 2, gigalresearch.com

Le Sérapéum de Saqqarah, egypteabir.com

Sérapéum de Saqqarah, fr.wikipedia.org

 

Plans :

Tombs of giants in Saqqara, grespo.com

Nécropole de Saqqara, nefernathy.e-monsite.com  (complété de l'indication "Sérapéum <<<")

 

Photos : 1981

Photo (Jacques et Simon VONBANK) : 1973


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