Située à 95 kilomètres au Sud-Ouest d'El Oued, Touggourt est la capitale de toute la région de l'oued R'Hir.

 

Ayant gardé quelques caractères de son passé,  la ville est surtout attachante par son immense palmeraie. Celle-ci est fort belle et très étendue. L'ensemble compte près de 1 300 000 palmiers (1977), à l'ombre desquels sont cultivées quelques céréales et légumes.

 

 


Les voyageurs qui feront le trajet direct de Touggourt à El Oued verront des champs de dunes parfois impressionnants, qui font partie de la région Nord du Grand Erg oriental. Dans ces sables mouvants, la marche est très pénible pour le piéton ; même pour les personnes et les montures, elle est monotone et fatigante, mais le touriste sera largement récompensé par la grandeur du paysage, la beauté de cette nature sauvage où les reliefs, si variables, s'accusent violemment par le contraste de l'ombre et de la lumière, enfin par le silence solennel où Fromentin voyait "un des charmes les plus subtiles de ces pays solitaires et vides ..., qui rend les perceptions plus claires, nous ouvre le monde ignoré des infiniment petits bruits et nous révèle une étendue d'inexprimables jouissances".

 

En prenant la direction de Ouargla, à environ une quinzaine de kilomètres, la piste est bonne, sauf par temps de pluie, jusqu'à Temacine, village très pittoresque où l'on doit visiter le tombeau du marabout Sidi-el-Hadj Ali.



A la lisière Nord du Grand Erg oriental, Touggourt est la ville la plus importante de l’oued Ghri, un fleuve fossile qui arrosait une chaîne d’oasis sur plus de 150 kilomètres. Ville de légende, capitale historique des Ouled Djellab qui régnèrent du XV° au XIX° siècle, son marché est encore aujourd’hui l’un des plus importants du Sahara.
D’ailleurs, l’histoire est au cœur de la ville : les Qoubbate, tombeaux des rois de Touggourt, accueillent le visiteur dès sa sortie de la gare. La ville est aussi réputée pour ses immenses palmeraies, son ksar aux ruelles couvertes de troncs de palmiers, sa vieille mosquée qui date du XVIII° siècle, comme la zaouïa attenante, celle de Sidi Lhachemi.
A quelques kilomètres au Sud se dresse la magnifique Temacine, ksar multiséculaire aux allures de forteresse comme saisie par le temps, qui jouxte le lac sacré de Merdjadja, aux eaux très salées, hôte d’une célébration rituelle qui se tient le 20 août de chaque année. Plus loin, Tamelhat est une petite oasis connue pour sa zaouïa Tidjania, sa mosquée du XIII° siècle et celle abritant le tombeau de Sidi El Hadj Ali, fondateur de la ville.


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Sources

Textes :

"Algérie", Les Guides bleus, Hachette, 1977

Algérie : Le plus beau désert du monde, Ont.dz

 

Photos :  1978