La cathédrale de Materacathédrale Notre-Dame-la-Brune-et-Saint-Eustache (cattedrale della Madonna della Bruna e di Sant'Eustachio) est le principal édifice religieux de la ville de Matera, dans la Basilicate, en Italie. Elle est l'église mère de l'archidiocèse de Matera-Irsina.

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Matera : Plan du Duomo della Madonna della Bruna e di Sant'Eustachio
Matera : Plan du Duomo della Madonna della Bruna e di Sant'Eustachio

 

 

 

La construction de la Cathédrale Notre-Dame-la-Brune-et-Saint-Eustache/Duomo della Madonna della Bruna e di Sant'Eustachio de Matera s'est déroulée entre 1230 et 1270, avec des pierres extraites des carrières voisines de Vaglia. Elle a gardé son style roman apulien originel. Elle mélange ainsi les influences normande, lombarde et un peu orientale.

 

L'intérieur possède trois nefs avec une structure en croix latine et a été remanié aux XVI° et XVII° siècles, avec un apport baroque.


Matera - Duomo : Façade Ouest
[NU929-2025-0822a] Matera - Duomo : Façade Ouest

Duomo

 

 

Dans le Duomo de Matera — officiellement la cattedrale della Madonna della Bruna e di Sant'Eustachio — les peintures et fresques du plafond représentent principalement des scènes chrétiennes liées à la Vierge Marie, au Christ et aux saints protecteurs de la ville. Le style de ce plafond est typique des grandes décorations en trompe-l’œil du Sud de l’Italie aux XVII°-XVIII° siècles, où peinture, architecture fictive et stuc se mélangent pour créer un « ciel ouvert » au-dessus des fidèles. (*)

Matera - Duomo della Madonna della Bruna e di Sant'Eustachio
[NU929-2025-0820a] Matera - Duomo della Madonna della Bruna e di Sant'Eustachio

Matera - Duomo : La nef et son plafond
[NU929-2025-0835] Matera - Duomo : La nef et son plafond

 

A. Plafond de la nef 

 

Le plafond actuel est un faux plafond en bois ajouté au XVIII° siècle, puis décoré au XIX° siècle par le peintre Giovanni Battista Santoro.

 

Scène côté Ouest : inscrit dans un médaillon, un grand docteur de l’Église, Saint Jean de Matera ou Saint Augustin d'Hippone (?).

 

Scène centrale : la Visitation, rencontre entre la Vierge Marie et sa cousine Élisabeth, épisode raconté dans l’Évangile selon saint Luc.

 

Scène située côté Est : inscrite dans un médaillon, la conversion de saint Eustache (Sant’Eustachio), l’un des patrons de la Cathédrale de Matera. (*) 

Matera - Duomo : Nef - à l'arrière-plan, les chapelles du bas-côté Nord
[NU929-2025-0852] Matera - Duomo : Nef - à l'arrière-plan, les chapelles du bas-côté Nord

B. Chapelle absidiale/Chœur


Son chœur liturgique est situé derrière le maître-autel installé en 1776, en provenance de l'abbaye bénédictine de San Michele Arcangelo proche de Matera. L’autel original fut déplacé sur le bas-côté gauche pour abriter l’icône du XIII° siècle de la Madonna della Bruna, protectrice de la ville.

 

Le tableau principal est consacré à la Vierge à l’Enfant entourée des saints protecteurs et apôtres ; de gauche à droite, Saint Jean-Baptiste, un saint évêque, Saint Paul, probablement Saint Pierre, un second saint évêque et Saint Jean l’Evangéliste. (*)


C. Bas-côté Sud de la nef

 

Le plafond actuel du bas-côté Sud appartient essentiellement aux grands travaux des XVII°-XVIII° siècles, lorsque l’intérieur roman médiéval fut presque entièrement « habillé » d’un décor baroque : stucs, dorures, cadres moulurés, compartiments peints, enrichissements architecturaux.


Contrairement à la nef centrale qui possède un spectaculaire plafond en bois à caissons, le bas-côté Sud présente un traitement plus léger et plus rythmé : succession de travées décorées, encadrements stuqués, petites compositions peintes ou ornementales, accent mis sur la lumière latérale venant des fenêtres méridionales.

 

Le décor du plafond n’est pas seulement ornemental, il combine plusieurs éléments typiques du baroque méridional tardif.


1. Une architecture en trompe-l’œil (quadratura)
La grande composition supérieure imite une architecture monumentale fictive : corniches, niches, pilastres, balustrades, ouvertures vers le ciel. Ce procédé de peinture en trompe l’œil est très fréquent dans les églises italiennes des XVII°-XVIII° siècles où le plafond semble « s’ouvrir » au-dessus du fidèle.


2. Des figures angéliques
Au centre de la grande composition apparaissent plusieurs anges ou putti : un ange principal drapé de rouge, des angelots soutenant ou entourant la scène, figures en mouvement typiquement baroques. Ces anges semblent évoluer dans un espace céleste ouvert par l’illusion architecturale.


3. Une figure de saint dans le compartiment inférieur
Le panneau rectangulaire inférieur paraît représenter un saint évêque ou docteur de l’Église : personnage assis ou légèrement incliné, vêtements liturgiques, livre ou attribut tenu dans les mains. L’état de conservation empêche une identification certaine, mais il pourrait s’agir : d’un Père de l’Église, d’un évêque local ou d’un saint lié à l’un des autels du bas-côté. 


4. Une esthétique très théâtrale
Un contraste recherché par les décorateurs : faux marbres sombres, dorures, nuées lumineuses, cadres sculptés, une profondeur fictive. Tout est conçu pour donner l’impression que le plafond disparaît au profit d’un espace céleste animé. (*)


Matera - Duomo : Fresque de la Madonna della Bruna (Rinaldo da Tarento XIII°) - Autel baroque de marbres polychromes (XVII°-XVIII°)
[NU929-2025-0848] Matera - Duomo : Fresque de la Madonna della Bruna (Rinaldo da Tarento XIII°) - Autel baroque de marbres polychromes (XVII°-XVIII°)

 

1. Chapelle de la Madonna della Bruna

 

La peinture murale, c'est à dire la fresque de la Madonna della Bruna, est enchâssée dans une composition baroque de marbres polychromes. Elle date vraisemblablement des années 1270, c’est-à-dire de l’achèvement de la cathédrale. Elle est généralement attribuée à Rinaldo da Taranto.


L’iconographie appartient au type byzantin de la Vierge Odigitria («celle qui montre le chemin») : Marie porte l’Enfant Jésus sur un bras, de l’autre main, elle le désigne aux fidèles comme «la voie».

 

Le surnom « Bruna » fait probablement référence au teint sombre de la Vierge, même si d’autres hypothèses existent sur l’origine du nom. 

 

À l’origine, la fresque n’était pas positionnée à cet emplacement :

- elle se trouvait sur la contre-façade, près du portail principal,
- elle fut découpée et déplacée en 1578 afin d’être mieux protégée et mise en valeur.

 

 

La fresque n’est pas seulement une œuvre d’art : elle est le cœur symbolique de la ville. La Festa della Bruna du 2 juillet — immense fête populaire materane — s’organise autour de cette dévotion mariale. La cathédrale elle-même porte officiellement le nom de cathédrale de Santa Maria della Bruna et Sant’Eustachio. (*)


Matera - Duomo : Chapelle de Saint Jean de Matera
[NU929-2025-0843] Matera - Duomo : Chapelle de Saint Jean de Matera

2. Chapelle de Saint Jean de Matera

 

Dans cette chapelle se trouve le monument funéraire/sarcophage lié à Jean de Matera, un décor baroque relativement sobre, un autel dédié au saint, parfois présenté comme cénotaphe plutôt que véritable tombeau.

 

Dans cette chapelle ou dans le cercueil lui-même, il est possible qu’il existe une relique secondaire, un fragment d’ossement ou un objet associé au saint.

 

Les reliques de saint Jean de Matera ont connu plusieurs déplacements historiques complexes liés aux suppressions monastiques et aux transformations des sanctuaires. Dans la cathédrale actuelle, le sarcophage est surtout une évocation monumentale de sa présence spirituelle.

 

Saint Jean de Matera (San Giovanni da Matera) a vécu entre la fin du XI° siècle et le milieu du XII° siècle (vers 1070 - 20/06/1139).
Son œuvre principale est la fondation de la congrégation monastique des Pulsanesi autour de l’abbaye di Santa Maria di Pulsano.
Saint Jean devient célèbre pour ses prédications, sa réputation de sainteté, ses miracles attribués, son aide aux pauvres.
Selon la tradition et les sources historiques monastiques, Saint Jean de Matera est mort et a été enterré à Foggia en 1139. Son tombeau se trouve dans l’église liée à l’ancien monastère qu’il avait fondé à Foggia, aujourd’hui connue comme Chiesa di San Giovanni di Dio. Ses reliques y ont longtemps été vénérées et ont contribué à développer son culte dans les Pouilles. (*) 

Matera - Duomo : Chapelle de Saint Jean (détail)
[NU929-2025-0842] Matera - Duomo : Chapelle de Saint Jean (détail)

3. Chapelle de l’Annonciation

 

Sa voûte en berceau à caissons dorés a été réalisée à la fin du XVI° siècle par l’atelier de Giulio Persio, fils d’Altobello Persio.


Le point le plus remarquable est la présence, au centre de cette voûte, de Dieu le Père surgissant littéralement du ciel. La figure semble « descendre » vers la scène de l’Annonciation placée sous elle. Cette composition n’est pas décorative au hasard : elle traduit le mystère même de l’Annonciation.


La chapelle est dédiée au moment où l’archange Gabriel annonce à Marie qu’elle enfantera le Christ. Toute la composition est pensée autour de la rencontre entre le ciel et la terre, l’acceptation libre de Marie, l’Incarnation du Verbe. (*)

Dans le contexte du Duomo de Matera, l’Annonciation possède aussi une dimension civique : Marie est protectrice de la ville sous le vocable de la Madonna della Bruna, l’Annonciation marque le début du salut, la chapelle devient une « porte spirituelle » vers toute l’histoire du Christ représentée dans la cathédrale. (*)


4. La chapelle Saint-Joseph ou chapelle de la Nativité

 

Elle est surtout célèbre pour le grand « presepe di pietra » (crèche en pierre) d’Altobello Persio (XVI°), et les peintures du plafond servant de prolongement iconographique à cette scène de la naissance du Christ.

L’ambiance très minérale et troglodytique est caractéristique des Sassi di Matera. On peut noter le contraste frappant entre le plafond très savant et symbolique, et la scène de la crèche beaucoup plus populaire et narrative, presque théâtrale. (*)

Les fresques de son plafond représentent surtout des thèmes liés à l’Enfance du Christ et à la Sainte Famille. On y retrouve Saint Joseph, protecteur de Jésus, des scènes de la Nativité, des anges et des motifs célestes typiques du décor baroque tardif, des références mariales liées au culte de la Vierge dans la cathédrale. (*)


[NU929-2025-0828] Matera - Duomo : Retable de la Vierge à l’Enfant et des Saints
[NU929-2025-0828] Matera - Duomo : Retable de la Vierge à l’Enfant et des Saints

5. Retable de la Vierge à l’Enfant et des Saints

 

Cette œuvre est un remarquable retable Renaissance centré sur une Vierge à l’Enfant, probablement exécuté au XVI° siècle dans l’entourage des ateliers actifs à Matera à cette époque. On y reconnaît :
•    la Vierge trônant avec l’Enfant,
•    plusieurs saints dans des niches latérales,
•    Dieu le Père au sommet,
•    une riche ornementation à candélabres typique de la Renaissance méridionale italienne.

 

Ce type de retable servait :
•    d’autel dévotionnel,
•    de monument commémoratif,
•    et parfois de tombeau ou fondation familiale.
Le petit texte latin placé dans la partie supérieure semble justement être une inscription de dédicace liée à un commanditaire ecclésiastique.
Enfin, les reliefs du registre inférieur sont particulièrement intéressants : ils ressemblent à une série de scènes sacrées ou de figures apostoliques en conversation, typiques des programmes humanistes de la Renaissance italienne. (*)

 

Matera - Duomo : Formule commémorative médiévale indiquant l’achèvement des travaux de la cathédrale
[NU929-2025-0829] Matera - Duomo : Formule commémorative médiévale indiquant l’achèvement des travaux de la cathédrale

Une plaque commémorative située immédiatement à proximité ne décrit peut-être pas directement ce retable précis, mais participe clairement au même discours mémoriel autour de la construction et de l’embellissement du duomo. (*)

 

Sa lecture la plus probable est :
MILLE DVCENTI ERAT ANNI SED TVA GENVS DVM FVIT COPLETAT DOM SPEC TVM NE LETA
avec plusieurs abréviations et une orthographe latine médiévale irrégulière.

On la restitue généralement ainsi :
Mille ducenti erant anni sed tua genus, dum fuit completatum domus specumine laeta.

Son sens global serait :
« L’an mil deux cents était passé lorsque cette église / demeure fut achevée dans une heureuse splendeur. »
ou plus librement :
« Vers l’an 1200, cette cathédrale fut menée à son accomplissement dans toute sa beauté. » (*)


6. La chapelle du Saint-Sacrement

 

Elle joue un rôle spirituel central dans la cathédrale : c’est l’espace réservé à l’Eucharistie, donc à la présence réelle du Christ dans le tabernacle.

Le cœur de la chapelle est le tabernacle où est conservé le Saint-Sacrement. Dans l’art catholique baroque, cet espace est souvent conçu comme une « petite Jérusalem céleste » :

- dorures → lumière divine

- colonnes → stabilité de la foi

- symétrie → ordre sacré

- lampe rouge → présence eucharistique permanente (*)

Fortement transformé aux XVII°-XVIII° siècles, le Duomo de Matera dégage une intense atmosphère baroque : beaucoup d’espaces médiévaux ont reçu stucs, ornementations et feuilles d’or.


La chapelle du Saint-Sacrement participe de cette esthétique : espace plus intime, lumière contrôlée, décoration dense mais méditative, accent sur le mystère eucharistique. (*)


Matera - Duomo : Fresque du Jugement dernier (Rinaldo da Taranto XIII°)
[NU929-2025-0851] Matera - Duomo : Fresque du Jugement dernier (Rinaldo da Taranto XIII°)

7. Chapelle des saints Pierre et Paul

 

Le côté droit de l'entrée principale présente une fresque du Jugement dernier de la fin du XIII° siècle, le seul exemple survivant de la décoration peinte originale de la cathédrale, également attribuée à Rinaldo da Taranto.

 

On y trouve les fresques médiévales, le Jugement dernier, les scènes infernales, Jonas englouti (ou rejeté) par le poisson, les apôtres Pierre et Paul, le vitrail moderne de Saint-Eustache.


La chapelle dédiée aux saints Pierre et Paul conserve un décor qui rappelle les différentes couches historiques du Duomo : héritage byzantin, culture médiévale latine et remaniements baroques. (*)

Fresque du Jugement dernier (XIII°)


1. La grande scène supérieure : un Jugement dernier médiéval

Matera - Duomo : Fresque du Jugement dernier (partie supérieure)
[NU929-2025-0851a] Matera - Duomo : Fresque du Jugement dernier (partie supérieure)


La partie haute représente très vraisemblablement une vision du Jugement dernier ou, plus précisément, des peines de l’Enfer et du Purgatoire, thème extrêmement fréquent dans l’Italie méridionale des XIII°-XIV° siècles. 
Ce qui frappe immédiatement : le grand flot rouge oblique évoquant un torrent de feu infernal, les démons noirs entraînant les damnés, les âmes nues soumises à des supplices, l’ange rouge central séparant ou guidant les âmes, les compartiments supérieurs avec des têtes dans des flammes, probablement allusion aux degrés du purgatoire ou aux catégories de pécheurs.
La figure au-dessus des scènes infernales semble bien représenter Jonas englouti (ou rejeté) par le grand poisson.

 

- Le torrent rouge : symbole du feu infernal

Le grand mouvement diagonal rouge est probablement : soit un fleuve de feu issu de l’Apocalypse, soit une représentation visuelle de la Géhenne.
Les petits démons noirs qui poussent les âmes renforcent cette lecture.


- L’ange rouge central

La grande figure ailée rouge est remarquable.
Elle pourrait représenter : un ange psychopompe (conducteur des âmes) ou l’archange saint Michel dans sa fonction judiciaire.
Son attitude ici semble davantage tournée vers l’acte de désignation ou de séparation. (*)

 

2. Les personnages du registre inférieur

Matera - Duomo : Fresque du Jugement dernier (personnages du registre inférieur)
[NU929-2025-0851b] Matera - Duomo : Fresque du Jugement dernier (personnages du registre inférieur)

 

Le registre inférieur est plus serein et dévotionnel.


On y voit plusieurs saints en pied (de gauche à droite) :


- Probablement Saint Pierre Martyr. Le personnage portant l'habit des dominicains présentant une blessure sanglante au crâne semble être Pierre de Vérone.
- Saint Julien. L’inscription « Iuliani » est encore visible. Il s’agit probablement de Saint Julien l'Hospitalier. Il tient un récipient ou une corbeille, attribut lié à l’accueil et à l’hospitalité.
- Vierge à l’Enfant. Très belle image de la Vierge trônant, probablement une Madone de type byzantino-gothique.
- Saint Jean l’Évangéliste. Le personnage rouge et vert tenant un livre est très probablement Jean l'Évangéliste. Son visage jeune et imberbe est typique de son iconographie. (*)

 


Matera et son Duomo

Matera est une ville située sur un affleurement rocheux qui comprend les célèbres Sassi, un ensemble d'habitations troglodytes sculptées à flanc de montagne. Évacuées en 1952 en raison des mauvaises conditions de vie, les Sassi abritent aujourd'hui des musées et des églises rupestres. Les maisons en sassi ne comprennent souvent qu'une façade maçonnée, percée d'une porte surmontée d'une petite fenêtre qui vient fermer un espace creusé dans la roche. Certaines sont augmentées d'extensions surmontées d'un toit qui forme parfois une terrasse ou peut servir de passage pour circuler dans la ville. Le Duomo de Matera domine les Sassi depuis la colline de la Civita.


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Sources

 

Textes :

Cathédrale de Matera, mycityhunt.fr

Cathédrale de Matera, fr.wikipedia.org

Sassi et parc des églises rupestres de Matera, fr.wikipedia.org

Signalétique locale

(*) Réponses à des questions sur le Duomo de Matera, ChatGPT (05/2026)

 

Plan :

Cattedrale di s-maria-della-bruna, basileusonline.it

 

Photos numériques :  2025