Lecce est une ville italienne, capitale de la province du même nom dans les Pouilles.
Ville importante du Sud-Est des Pouilles, située au centre du Salento (la péninsule qui forme le " talon " de la " botte " italienne), Lecce a été, pendant des siècles, un centre
culturel, religieux et commercial prospère et l'une des villes les plus peuplées du royaume de Naples.
L'amphithéâtre romain antique de Lupiae (Lecce) est situé dans son centre historique à proximité du théâtre, peu éloigné du Duomo. Il a été construit entre le Ier et le II° siècle, l'époque exacte d'édification de l'amphithéâtre reste incertaine.

L'amphithéâtre témoigne de l'importance que Lecce a atteint à l'époque romaine. Bien qu'il n'y ait aucune certitude quant à la datation de cet ouvrage, les thèses les plus accréditées l'attribuent à la volonté de l'empereur Auguste (Ier et IIe siècle de notre ère). Au fil des siècles, les différentes dominations et événements naturels ont radicalement changé l'apparence de cette partie de la ville jusqu'à ce que la structure romaine ait complètement disparu.
Ce n'est que lors de la construction du siège de la Banque d'Italie, qui a eu lieu dans les premières années du XX° siècle, que les premiers vestiges de cet ouvrage ont été mis au jour. La partie visible aujourd'hui n'est qu'un tiers de la structure d'origine, qui pouvait accueillir jusqu'à 25 000 personnes, le reste est toujours enfoui sous le trottoir de la Piazza Sant'Oronzo.

Il ne reste que l'arène, une partie des gradins et quelques vestiges du mur externe. L'amphithéâtre mesurait environ 102 mètres par 83 pour une arène de 53 mètres par 34 et pouvait accueillir 25
000 personnes.
Il est à moitié sous terre parce que d'autres bâtiments furent construits au-dessus après la fin de l'Empire romain.
Palazzo del Sedile (Palazzo del Seggio)
Le Palazzo del Seggio, plus connu sous le nom de « Il Sedile », est un palais du centre historique de Lecce, situé sur la Piazza Sant'Oronzo. Il date de la fin du XVI°
siècle.
L'édifice fut construit par l'architecte Alessandro Saponaro en 1592, à la demande du doge vénitien Pietro Mocenigo, pour remplacer l'ancien, démoli en 1588. Ce que l'on voit aujourd'hui n'est
qu'une partie du grand palais qui était autrefois le siège du représentant du Roi.
La structure, mélange intéressant de styles gothique et Renaissance, se caractérise par quatre piliers percés d'ovales qui révèlent une colonne, entre lesquels s'ouvrent de grands arcs brisés
surmontés de loggias et décorés de trophées (militaires). Le type de pilier d'angle rappelle le modèle vraisemblablement conçu par Gabriele Riccardi. On peut d'ailleurs observer ce même pilier à
l'angle droit de la basilique Santa Croce. Autrefois, comme en témoignent les gravures d'époque de la place, l'édifice comportait également une horloge surmontée de deux statues.
Juste à côté se trouve la petite église Saint-Marc.
Le Sedile servait autrefois à diverses fins institutionnelles et comme espace d'exposition. Jusqu'en 1851, il abritait l'hôtel de ville ; entre la fin du XX° et le début du XXI° siècle, il a
accueilli des expositions et des événements, et de 2023 à août 2025, il a abrité un office de tourisme. Il abrite actuellement la statue originale en cuivre de saint Oronzo qui se trouvait
autrefois sur la Colonne toute proche, remplacée par une copie.
Sant'Oronzo (Saint Oronce ou Orontius)

La place
L’un des nombreux trophées de la ville de Lecce, la colonne située au centre et sur la place du même nom soutient la statue de Sant’Oronzo, également saint patron de la ville de
Lecce.
La place Sant'Oronzo est le cœur de la ville où se trouvait autrefois l'amphithéâtre romain. Seule une partie de sa structure d'origine est visible, l'autre s'étend sous terre car d'autres
bâtiments furent construits dessus.

La légende
La légende raconte qu'un jour saint Paul confia une lettre à Justus à remettre à Rome. Justus fit naufrage près de Lecce, où il fut recueilli et soigné par Publius et son neveu
Fortunatus. Justus parla à Publius du Dieu unique, et il se convertit aussitôt et fut baptisé avec son neveu, changeant son nom en Oronzo, qui signifie « ressuscité ».
Justus et Oronzo commencèrent à prêcher et furent dénoncés au préteur romain, qui les fit flageller et emprisonner. Après leur libération, Justus invita Oronzo et Fortunatus auprès de saint Paul,
qui le consacra évêque de Lecce et de Japigia (Pouilles). De retour dans le Salento, ils prêchèrent et convertirent la population, mais furent découverts par les légionnaires,
ramenés à Lecce et exécutés par décapitation.

La colonne
La colonne, d'origine romaine, qui soutient aujourd'hui la statue de saint Oronzo est célèbre à Lecce. Elle se dressait à l'origine à Brindisi, à côté d'une autre colonne qui,
avec l'autre, marquait la fin de la voie Appienne à Brindisi.
Le 20 novembre 1528, l'une des colonnes s'effondra (par manque d’entretien), et les différents morceaux de marbre restèrent au sol pendant plus d'un siècle. En 1657, la peste sema la mort dans le
sud de l'Italie, mais elle ne toucha pas le Salento. À Lecce, les habitants crurent donc à l'intercession du saint patron, empêchant Dieu de les détruire eux aussi. Il en fut de
même à Ostuni dont saint Oronzo est devenu également le saint protecteur.
Le monument a été construit en utilisant les tambours effondrés du fût en marbre de l'une des deux colonnes romaines ; ainsi se dresse sur la place la colonne du saint, haute d'environ 29 mètres,
offerte par la ville de Brindisi pour orner la place.
Saint Oronzo
Au sommet de la colonne se trouve une statue du saint patron, réalisée à Venise en 1739, en signe de gratitude envers Saint Oronzo, à qui la ville attribua son salut de la peste qui se répandit
en 1656 dans le royaume de Naples.
Le peuple reconnaissant a alors voulu construire un monument à son saint patron, et le maire de Brindisi de l'époque a décidé de faire don des morceaux de la colonne tombée, endommagée et dans un
état d'abandon.
Les travaux furent dirigés par l'architecte Giuseppe Zimbalo, qui construisit le socle en pierre, les balustrades et les statues, renforçant les fragments ébréchés par l'effondrement. Le
chapiteau provenait également de l'ancienne colonne romaine, sur laquelle reposait la statue en bois recouverte de cuivre, haute de 4,16 mètres. Lors des célébrations du saint en 1737, une
météorite frappa et brûla la statue, qui fut entièrement refondue en bronze et remplacée en 1739.

Visite Pastorale à Lecce (17-18 septembre 1994)
Lapide a Giovanni Paolo II
Nella fausta ricorrenza del decimo anniversario della visita di Sua Santità GIOVANNI PAOLO II
Che colse nel popolo di Lecce i riverberi di una fede antica fortificata dal sangue di Oronzo e degli Martiri Cristiani
l'AMMINISTRAZIONE COMUNALE
questa epigrafe volle a perenne ricordo dello storico evento
Sulle vie benedette dal passaggio dell’illustre Pastore continueranno a levarsi i segni dell’amore e di una carità senza confini
17 settembre 2004
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Stèle à Jean-Paul II
À l’occasion du dixième anniversaire de la visite de Sa Sainteté JEAN-PAUL II qui a saisi chez les habitants de Lecce les résonances d’une foi ancestrale renforcée par le sang
d’Oronzo et des martyrs chrétiens.
L’ADMINISTRATION COMMUNALE
Cette inscription se voulait un souvenir durable de l’événement historique.
Sur les routes bénies par le passage de l’illustre Pasteur, des signes d’amour et de charité sans bornes continueront de s’élever.
17 septembre 2004
Sources
Textes :
Amphithéâtre romain de Lecce, komoot.com
Lecce, fr.wikipedia.org
LUPIAE - LECCE (Pouilles), romanoimpero.com
Palazzo del Seggio, it.wikipedia.org
Dessin :
Ist International Conférence on Metrology for Archaeology (vol. I) - The research on the public monumental
complexes of Lupiae (Lecce), Benevento Italy, 2015
Plan :
Mappa possibile ricostruzione anfiteatro lecce, wikipedia.org
Photos : 2025